La Commission électorale nationale indépendante (CENI), a proclamé ce 23 février, les résultats provisoires du scrutin présidentiel. Faure Gnassingbé, sans grande surprise est réélu pour un quatrième mandat avec un score de 72,36%. Ce soi-disant résultat est le fruit des bourrages d'urnes, des votes multiples et des intimidations de toutes sortes. 

Nos reporters ont été témoins des changements de procès verbaux jusque  dans les salles de compilation des résultats au niveau de  plusieurs CELIs et figurez-vous, tout ceci sous les regards "bien voyants des mercenaires électoraux", superviseurs envoyés par la CENI. Du jamais vu nulle part au monde.

Et c'est dans ces conditions que le Chef de l’Etat sortant Faure Gnassingbé est réélu dès le premier tour du scrutin du 22 février dernier avec 72,36% des voix pour un taux de participation de 76,63%. Le candidat Agbéyomé Kodjo du MPDD arrive en seconde position avec 18,37% alors que Jean Pierre Fabre de l’Alliance Nationale pour le Changement est crédité de 4,35%.

Selon le camp d’Agbéyomé Kodjo, ces résultats sont contraires aux vérités des urnes « Ce sont des résultats staliniens qui sont faux parce qu’il est inadmissible que le candidat du parti UNIR qui rempile pour un 4ème mandat et dont le bilan est négatif sur toute la ligne puisse obtenir 72,36% lors du scrutin du 22 février. Ces résultats sont faux parce qu’obtenus par la fraude et des  bourrages  des urnes », a indiqué Fulbert Attisso.

Pour le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), le gagnant de cette élection présidentielle n’est pas Faure Gnassingbé. « Le taux de participation qui a progressé de façon substantielle, relativement aux dernières élections, suscité par l’engouement de la dynamique de Mgr Kpodzro, est en faveur du candidat du MPDD. Il est indéniable que cette élection est gagnée par le candidat du MPDD », a-t-il affirmé.

Agbéyomé Kodjo interpelle les missions d’observation électorale et la communauté internationale afin qu’elles prennent les dispositions idoines pour que la vérité des urnes soit rétablie.

La mission d’observation de la CEDEAO, tout comme les autres missions d’observation présentes à cette élection, ont recommandé à tous les candidats de recourir exclusivement aux voies légales prévues par les textes relatifs au contentieux électoral en cas de réclamation ou de contestation des résultats.

Eyram  AKAKPO