Le président nigérian, le général Muhammau Buhari ne digère pas bien la gestion que ses collègues francophones font de leurs pays. Pendant que le continent africain  et particulièrement la CEDEAO  peinent à décoller pour un  développement inclusif, les dirigeants francophones exacerbent la misère de leurs concitoyens par des crises politiques sans fin. C’est le cas de la famille Gnassingbé qui fait 53 ans de règne sans partage au Togo; Alassane Ouattara qui a occasionné une guerre civile en Côte d’Ivoire et qui, au bout de deux mandats, veut encore créer une situation ingérable dans ce pays. Mais ce qui fâche le plus le président nigérian est le comportement de son voisin de l’Ouest: Patrice Talon  du Bénin. Cité  en exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest, le Bénin connaît des reculs avec les dernières élections législatives.  Non content de la façon dont Patrice  Talon  a géré cette crise politique créée de toute pièce,  Buhari a procédé  le 20 août 2019 à la  fermeture des  frontières terrestres du Nigéria et le Bénin, officiellement, pour lutter contre la contrebande. Cette fermeture pénalise l’économie béninoise et celles d’autres  pays comme le Niger, et dans une moindre mesure le Togo et la Côte d’Ivoire.

Cette fermeture qui est une punition infligée aux dirigeants têtus de la sous région, risque de durer dans le temps.

Le Togo qui connaît une crise politique depuis les années 90 est le nœud gordien de la CEDEAO. Il y a l’alternance dans tous les pays de la sous région sauf dans ce petit pays de 56 600 km2. La famille Gnassingbé s’accroche au pouvoir et s’oppose à toute velléité de manifestations politiques. Cette crise politique embourbe le développement de ce pays où le taux de chômage des jeunes dépasse les 60%     et les infrastructures de santé, routières  et d’éducation manquent de façon criarde.    

Malgré cet état de fait, Faure Gnassingbé n’entend pas lâcher prise, même au sein de sa propre formation politique.  Il se présente pour la 4e fois consécutive  à un scrutin présidentiel. Avec quel bilan, l’on ne sait.

Idem pour Alassane Ouattara qui ne clarifie pas sa position vis-à-vis du scrutin de fin  d’année dans son pays.  

Tout ceci fait que  beaucoup de dirigeants francophones de la CEDEAO prennent leur temps à régler des problèmes politiques au lieu de penser au développement et au bien-être de leurs populations.

Cela ne contente pas le géant nigérian Buhari qui affiche une fermeté vis-à-vis de la situation togolaise. Idem pour l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo qui s’implique dans la crise togolaise depuis 2005.  Faure Gnassingbé  lui avait rendu en 2018 au temps fort de la crise qui secouait le Togo et selon les indiscrétions, il lui avait promis ne plus se présenter en 2020. Mais le voici en cours pour un 4e mandat. Va –t-il reconnaître sa défaite à l’issue du scrutin en cours ce 22 Février et sortir par la grande porte ou va-t-il encore mettre en branle sa machine à  fraudes pour se maintenir ? On attend de voir, surtout la réaction de Buharu.