Le Professeur Robert Dussey,  ministre togolais des affaires étrangères, a pris part ce mercredi 05 Février 2020 au lancement de l’initiative Alliance sur la liberté religieuse, « Religious Freedom Alliance » à Washington.

 Sur l’invitation de son homologue américain, Mike Pompeo, Robert Dussey est allé tout droit au but  en affirmant dans son allocution de circonstance que la liberté religieuse est en danger à travers le monde.

« La liberté religieuse qui est l’une des conquêtes difficiles mais essentielles de la modernité démocratique, est en danger dans beaucoup de régions du monde. L’extrémisme violent, sous ses diverses ramifications, menace cette liberté », a martelé le Chef de la diplomatie togolaise.

Aussi, a-t-il poursuivi en disant que « l’incendie et la vandalisation des lieux de cultes, l’assassinat des hommes religieux sont, entre autres, des menaces qui avilissent les sociétés, l’humanité de l’homme et qui traduisent une tentative d’extermination de la liberté religieuse, et de la liberté tout court sur toute la planète ».

Robert Dussey a également salué le travail de veille et de régulation que font les Etats en Afrique pour garantir l’exercice des libertés religieuses qui sont des libertés humaines fondamentales. Toutefois, le Chef de la diplomatie a exhorté ces Etats africains à protéger davantage l’exercice de ces libertés contre les extrémismes et la menace terroriste.

En ce qui concerne le Togo, le ministre des affaires étrangères a souligné que la liberté religieuse est un droit consacré par la loi fondamentale.

« Au Togo, les confessions religieuses ont le droit de s’organiser et d’exercer librement leurs activités dans le respect de la loi et du principe de laïcité et de la non-discrimination fondée sur la religion », a-t-il ajouté.

En guise d’anticipation, Robert Dussey a précisé que le Togo s’est doté le 15 mai 2019  d’un Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) et d’une stratégie de prévention et de lutte contre ce phénomène. Le but visé est de protéger les Togolais des menaces, « Il est question aussi de protéger la libre expression des libertés individuelles dont les libertés religieuses», a fait remarquer l’homme aux manettes de la diplomatie togolaise.

Soulignons que plusieurs autres ministres des affaires étrangères ont pris part à cette rencontre de Washington.